Un printemps sans pesticides

Dans quel but ? Martine Roquigny, conseillère municipale nous apporte la réponse.

Le printemps arrive et avec lui l’envie de s’occuper du jardin et des plantations. Jardiner oui, mais en préservant l’environnement c’est encore mieux ! Les pesticides (désherbants, insecticides, fongicides…) sont des produits toxiques qui se retrouvent dans l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons mais également dans nos aliments. Ces produits chimiques ne sont pas anodins pour la santé, bien loin de là. Ils détruisent également les équilibres écologiques en agissant lourdement sur la faune et la flore, et pèsent de manière néfaste sur la pollinisation des cultures : les abeilles sont les premières à en payer un lourd tribut.

La loi Labbé, adoptée en 2014 vise à mieux encadrer l’usage de ces produits phyto-sanitaires. Depuis le 1er janvier 2017, ils sont interdits dans les collectivités territoriales et pour les particuliers, ils ne sont plus en accès libre dans les jardineries. Alors pourquoi ne pas commencer aujourd’hui avec des pratiques plus saines pour la santé de tous? Votre commune a déjà effectué cette transition depuis deux ans.

En quoi cela consiste-t-il ? Les agents des Services Espaces Verts et Voirie ont été formés à la gestion différenciée et ont reçu une certification « Certiphyto ». Ils ont modifié leurs pratiques et utilisent désormais de nouveaux outils. Discutez-en avec eux, ils se feront un plaisir de vous expliquer. Les plantes utilisées sont peu gourmandes en eau et adaptées au terrain. Des systèmes d’arrosage automatique ont été installés sur les massifs pour arroser la nuit et mieux gérer l’eau. Certains ronds-points sont minéralisés ou en prairies fleuries, ils sont paillés avec les déchets d’élagage (Bois Raméal fragmenté)… A chaque lieu : massif fleuri, terrain de sport, tour des lacs, rond-point…correspond une pratique adaptée.

Quelques gestes sont faciles à adopter chez les particuliers : choisir des plantes décoratives locales et résistantes à la chaleur pour moins arroser, utiliser des plantes couvre-sol ou pailler les cultures pour ne pas désherber et économiser l’eau, fabriquer du compost avec ses déchets végétaux : cela nourrit le sol, rend les plantes robustes et résistantes aux attaques, traiter avec des purins de plantes (ortie, consoude, prêle…), placer des pièges à hormones pour les insectes ravageurs des fruitiers…

L’utilisation d’auxiliaires de jardin est également une bonne alternative pour recréer un contrôle des nuisibles. Hirondelles, chauve-souris mangent l’équivalent de leur poids en insectes chaque jour, à leur menu, beaucoup de moustiques (600 par jour pour une chauve-souris). Les petits passereaux comme les mésanges se délectent d’insectes et de larves nuisibles, la coccinelle se régale de pucerons… Pour ceux qui souhaitent inviter ces précieux auxiliaires, nous vous proposons cette année de construire des abris à chauve-souris. Ils sont simples à mettre en œuvre et pour vous aider, une vidéo d’aide au montage, réalisée par le service communication et les agents des Services Techniques va bientôt être disponible sur le site de la Mairie. Des plans de montage sont déjà à votre disposition à l’accueil de la Mairie. Et si vous disposez encore d’un peu de temps, un nichoir à mésanges ou un hôtel à insectes feront de votre jardin un véritable havre de biodiversité. Bon jardinage éco-responsable!